Eau secours !

La France a délimité des « zones vulnérables » où les eaux sont polluées ou susceptibles de l’être par les nitrates d’origine agricole. La Vendée fait donc l’objet de campagnes de surveillance de la teneur en nitrates de ses eaux douces superficielles et souterraines. Depuis 27 ans, des programmes d’actions sont appliqués et accompagnés d’aides financières. Pour quels résultats ?

AUCUN !

Suite à la 6e campagne de surveillance nitrates, la carte de délimitation des zones vulnérables pour le département de la Vendée a été mise à jour. Les cartographes n’ont pas eu beaucoup de travail : le zonage n’a pas connu une seule modification ! La Vendée est à 100 % dans le rouge !

Cela prouve bien que les efforts consentis depuis près de 30 ans par l’U.E, l’Etat et les collectivités n’aboutissent pas.

Il s’agit pourtant d’une question de santé publique puisque l’eau potable consommée en Vendée provient essentiellement des retenues de surface, très altérées par ce type de pollution.

Atlas départemental « Révision des zones vulnérables suite à la 6e campagne de surveillance nitrates en Loire-Bretagne. Carte de désignation des communes concernées par les zones vulnérables. » (format pdf – 30 Mo –03/02/2017)http://www.donnees.centre.developpement-durable.gouv.fr/zv/ZV2017FRG_Designation_Departement_17-014.pdf

Au niveau régional, les rares secteurs jusqu’alors épargnés par la pollution aux nitrates viennent d’être intégrés en zones vulnérables !

http://www.centre.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/zv2017frg_evolution_region_15-047_17-014.pdf

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1 réponse

  1. DESPREZ dit :

    Et on ne parle là que des nitrates, alors qu’une problème plus insidieux et à terme beaucoup plus grave pour la santé publique et la biodiversité, est déjà massivement présent dans l’eau, les sols et même l’aire que nous respirons : les pesticides. Les herbicides sont encore beaucoup (trop) utilisés dans notre région, par certains agriculteurs aux pratiques néfastes, mais aussi par encore trop de particuliers, d’entreprises et de collectivités. Nous buvons tous les jours de faibles doses d’un cocktail de poison dont nous ne connaissons pas les effets à long terme. On continue de trouver de l’Atrazine, cancérigène avéré interdit depuis plus de 20 ans, et on trouve de nouvelles molécules dès qu’on les cherche, parfois à des doses infinitésimales mais suffisantes pour avoir des effets actifs. Les lanceurs d’alerte ont récemment tiré la sonnette d’alarme sur le danger avéré des nouveaux fongicides.
    Jusqu’à quand va t-on laisser les industries agroalimentaires et chimiques faire leur beurre au détriment de notre santé, celle des générations futures, et de notre environnement ?
    Le chantage à l’emploi ou à la « croissance » au profit immédiat d’une minorité vaut-il de sacrifier nos vies, La Vie ?

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