La santé est dans l’assiette

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Désormais, plus personne ne conteste qu’une alimentation équilibrée et saine permet de vivre plus longtemps en bonne santé. Il est également prouvé que manger bio limite le risque de développer des maladies de type cancer. C’est ce que révèle une étude épidémiologique menée par une équipe de l’INRA-INSERM. Face à ce constat, quelles sont les actions que mène notre collectivité pour améliorer la qualité de nos aliments ? Elue depuis 2014, Mme Besse a-t-elle poursuivi la dynamique positive qui s’était développée en faveur du bio au Pays des Herbiers ?

2007-2013 : Le Pays des Herbiers prend de l’avance

Dès 2007, le Pays des Herbiers lance son Agenda 21. La Communauté de communes prend des mesures afin de favoriser la transition énergétique et l’agriculture bio. En 2013, le Pays des Herbiers reçoit, pour la troisième fois, la distinction « Rubans du développement durable ». Il faut dire que la concertation avec les acteurs locaux est bien conduite : agriculteurs, commerçants, bénévoles des associations, cuisiniers des établissements scolaires et des EHPAD… se retrouvent régulièrement. Nous, élus de l’opposition, participons à cette « révolution verte » qui vise à soutenir une agriculture plus respectueuse de l’environnement et améliorer la qualité de notre alimentation.

2014-2019 : le Pays des Herbiers revient au point mort

Mais l’arrivée de Mme Besse en 2014 porte un coup d’arrêt à cette dynamique. En quelques jours, elle prend des mesures défavorables au bio : suppression de l’exonération fiscale dont bénéficient les agriculteurs bio de la commune ; refus de verser une subvention à une ferme bio…Ouest-France écrit dans son édition du 5/10/2014 « En deux jours, l’agriculture bio prend deux gifles aux Herbiers ». Mme Besse lance un programme, Forum d’avenir, qui se contente de déclarations de principe sans effets concrets. Partisane d’une agriculture productiviste, elle s’évertue à défendre un modèle de production à bout de souffle.

2020 :  une dynamique à relancer

Notre territoire possède les atouts pour réussir sa transition agroécologique : des associations porteuses d’initiatives, des commerçants motivés, des agriculteurs soucieux du bien commun… Il suffit que notre collectivité fédère les énergies et donne un cap.

C’est d’autant plus nécessaire depuis la loi Alimentation (nov. 2018). En 2022, nous devrons avoir atteint l’objectif de 15 % de surfaces agricoles en bio. Les cantines scolaires, quant à elles, devront compter 50 % de produits locaux et 20 % de bio. Un Projet Alimentaire Territorial de la Communauté de communes pourrait permettre à nos collectivités, aux opérateurs et aux agriculteurs de s’organiser pour aller au-delà du programme Leader et atteindre ces objectifs.

Faire du Pays des Herbiers un territoire sans pesticides serait également un objectif fédérateur. Le mouvement citoyen en faveur d’une alimentation sans pesticides se renforce. Ainsi, chaque premier vendredi du mois, de plus en plus de citoyens du Pays des Herbiers se donnent rendez-vous à 18h30, Place du Petit Marché. Ils réclament « des coquelicots et pas de pesticides ». Des consommateurs et des agriculteurs s’y côtoient et partagent la même conviction : si nous voulons que nos enfants puissent vivre longtemps en bonne santé, il faut changer nos habitudes de production et de consommation. Il y va aussi de la santé de tous.

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